YFU News 106 : DÉCOUVRIR LA CULTURE ESTONIENNE

YFU News 106 : DÉCOUVRIR LA CULTURE ESTONIENNE
February 05, 2026 09:44

J’ai rencontré ma première famille d’accueil le 23 août. Ma famille était composée d’une maman et d’un papa d’accueil, ainsi que d’une petite sœur et d’un petit frère d’accueil âgés respectivement de 9 et 6 ans.

J’ai eu de la chance, ma première maman d’accueil se débrouille bien en français. Mon anglais, à mon arrivée, était plutôt mauvais et elle a pu m’aider quand je ne connaissais pas certains mots en anglais pour communiquer avec le reste de la famille. Je trouve que je me suis rapidement amélioré. En parallèle, j’ai commencé à apprendre l’estonien. C’est une langue finno-ougrienne. Bien qu’il n’y ait pas de genre, il y a 14 cas différents pour les terminaisons des mots, pour complexifier et me perdre complètement 🥲. « Eesti keel on väga raske ! » S’y intéresser est essentiel pour comprendre la culture et ils sont heureux lorsqu’on parle avec eux quelques mots dans leur langue, ne serait-ce qu’à la caisse d’un magasin. J’aimerais vraiment beaucoup m’améliorer dans cette langue aussi.

Le 19 octobre, j’ai changé de famille car ils avaient prévu un long voyage de longue date. Ma deuxième famille est uniquement composée d’une maman d’accueil et de Lisa, un husky australien. Changement très radical, mais je m’entends bien avec elle et je vois souvent la famille de sa sœur. Ces deux situations sont difficilement comparables et cela ajoute de la richesse à cette année en permettant de voir d’autres facettes de la culture estonienne. Je suis heureux d’avoir un chien comme Lisa car cela me manquait pendant ces quelques mois sans.

Ils ont un système scolaire très différent. Ici, une heure de cours dure 45 minutes et il y a 10 minutes entre chaque cours. J’ai 30 heures de cours par semaine. Cela peut paraître peu, mais je pense que les heures de cours sont plus productives. Il y a énormément de supports visuels et, par exemple, en anglais, beaucoup d’exercices se passent sous forme de quiz par équipes. Ils commencent l’école au niveau 1 et terminent au niveau 12. L’école commence aussi un an après nous. Tous mes cours sont en estonien. J’ai aussi 5 heures de cours d’estonien supplémentaires qui remplacent certains autres cours pour apprendre les bases.

Avec ma famille d’accueil ou d’autres étudiants internationaux, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs activités telles que découvrir d’autres lieux en Estonie comme Tartu, des parcs nationaux, des saunas, visiter des musées, faire des balades, aller au restaurant, avoir des discussions interminables, cuisiner des biscuits ensemble… Grâce à YFU Estonie, en collaboration avec YFU Finlande, j’aurai normalement la possibilité d’aller en Laponie en mars 2026.

La culture culinaire de l’Estonie est principalement à base de soupe, de sarrasin, de produits laitiers, de betterave, de choux… Je mange des repas typiques de l’Estonie principalement à l’école. Rien à voir, ou du moins presque, mais leurs chips sont vraiment excellentes. À la maison, les plats sont plus variés pour mon plus grand bonheur. Cela m’a donné aussi de nouvelles envies : je me suis pris au goût de cuisiner des biscuits. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, donc maintenant je teste chaque semaine de nouvelles recettes. Je profite en même temps pour partager certaines recettes belges.

Les personnes en Estonie sont sympas, mais beaucoup plus distantes. Ce n’est pas un défaut, c’est culturel, mais cela peut être déroutant. La barrière de la langue se ressent assez fortement. Elle n’est pas seulement technique, mais aussi sociale. Généralement, toutes les personnes jeunes parlent anglais, mais l’estonien est constamment utilisé (et c’est normal), donc c’est souvent compliqué de comprendre les conversations lorsque l’on est dans un groupe. Il y a aussi une importante population russophone, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de discuter avec eux.

J’ai commencé des cours de programmation le samedi à TalTech. C’est très intéressant. L’Estonie est très avancée dans l’informatisation de sa société. Les procédures administratives sont plus proches d’une application que d’une administration.

Comment ne pas parler du paysage dans ce texte ? J’habite à Tallinn et j’adore cette ville, surtout maintenant en hiver (en décembre, quand j’écris ces lignes). Avec toutes les lumières, le centre-ville venu tout droit du Moyen Âge est magnifique. J’aime le paysage, la mer et la proximité de la nature. L’air y est aussi très pur. On m’a conseillé de prendre de la vitamine D pour l’hiver, car le temps est souvent mauvais et peu de rayons du soleil percent les nuages, et le soleil se lève tard pour se coucher tôt.

Pour finir, YFU Estonie a mis chaque étudiant international en relation avec deux personnes de contact estoniennes : un adulte et un étudiant du même âge. C’est, je pense, une très bonne idée en cas de problèmes, de questions ou juste pour discuter. Leurs avis m’ont été précieux pour écrire ce texte.